Et là survînt la fameuse question : moi aussi ?
bien sur toi aussi, nous le sommes tous !
Je suis perdue, je ne sais plus où j'en suis ..
Trop de questions qui sont existencielles pour moi mais qui, malheureusement se transforment vite en un chemin escamoté où la rhétorique devient maître.
Suis- je vraiment ce que je suis ?
Comment puis-je dire que j'ai des tendances sans n'être jamais sortie avec une nana ?
Comment puis-je me dire que la vie est est belle lorsque je regarde les infos, ou que tout simplement je me rends compte que cela fait plus de 1 an et 4 mois que je suis seule ?
J'aurais tellement aimé être "normale", me dire juste que cette nana dans la rue est jolie sans pour autant avoir envie de me la faire, être une piche sans problèmes qui chaque année achèterais le catalogue des Dieux du Stade, être moins cynique avec les gens, être honnête, avoir un bon lisseur (...)
Je veux vivre de mes passions, et me lever le matin en me disant que tout ira pour le mieux car je serais importante pour une personne au moins .
Je ne veux plus aller à des fêtes et faire soit office de bouche trou, soit être cataloguée par les autres de lesbienne. Je soutiens le fait que c'est pas parce-qu' on a des tendances qu'on ne peut pas avoir des amies hétéros, je veux pouvoir me dire que l'amitié existe toujours et surtout n'est pas que virtuelle.
Je veux pouvoir me dire que mon père s' inquiète pour moi quand il le faut, que ma mère est fière de moi. Je veux arrêter de me demander ce que serais ma vie avec elle à mes côtés ..Si je serais toujours la même? Est-ce que je serais une sale petite pichasse qui s' excite comme une puce à la vue de Matt Pokora et qui serait obsédée par les mecs ?
Mais je n'aime pas les hommes, non .. entant qu'amis peut-être et encore .. depuis toute petite, je les hais. Parce qu'ils m'ont fait souffrir,
Parce qu'ils sont méchant
Parce qu'ils sont égoïstes,
Parce qu'ils sont pas beaux (...)
Pour l'instant, tout ce que j'ai de l'amour c'est une douleur qui dure et qui prend elle aussi un aspect rhétorique. Ce que j'en sais c'est que chaque parcelle de ton corps en souffre 24h/24h, et que puisque ton esprit ne pense qu'à elle, alors tu essayes de lui trouver des défauts mais même eux, ils sont parfaits. Après avoir souffert pendant des mois, tu te mets à la détester parce que vous deux c'était impossible, parce qu'elle le savait mais ne faisait rien pour t'aider, parce qu'elle t'a laissé souffrir pendant si longtemps en continuant sa vie comme si de rien n'était, parce que t'as l'impression que ton putain de coeur est en mille morceaux et ne se recollera jamais.
Alors chacun ses hobbies, chacun à son truc pour sortir de là, pour crever la paroi de sa propre rancoeur et de sa propre amertume.
(...)
Et tu poses les yeux sur la feuille blanche, tu t'installes, prends ton crayon et commences.
Lorsque sa pointe la touche, tu sens comme un sentiment hédonniste t' envahir, plus rien n'existe : juste toi et ton dessin. Les catastrophes, la misère, la pauvreté, la merde humaine disparaît et tu t'aperçoit ce que c'est que d'être bien. Il peut y avoir une bombe nucléaire à côté de toi que ça ne t'arrêterais pas. C'est comme si ce qui te rends malheureux ressort de toi en un instant, que tu le dessines et que celui-ci prend une forme esthétiquement belle à tes yeux. C'est le crayon la passerelle, la feuille le point de chute et ton esprit le point de départ. C'est une chaîne qui te permet de te sentir bien pendant un temps, c'est ton médicament, ton remède. Et quand tu y arrives pas, tu te sens désemparée, perdue et surtout trahie. L'envie de vivre s' efface comme l'aura été ce sentiment hédonniste que tu auras ressenti ultérieurement. Non tu ne veux pas te tuer juste pour ça, tu te mets seulement en colère contre toi même : parce que c'est toi qui crée et par conséquent, c'est toi qui décides de tes possibilités. Et tu les connais ces-dernières, tu sais ce dont t'es capable, tu sais toutes ces choses, tu sais que tu ne qu'es qu'une pauvre merde comme il y en a 6 milliards exemplaires autour de toi. Mais pendant que la chaîne est vivante et surtout bien là, l'impression que la vie en faite est succulente et bien réelle .
Mais c'est comme tout les sentiments humains : ces-derniers sont éphémères et forment un cercle qui tourne sans cesse dans ton esprit et qui crée ce qu'on appelle le lunatisme -dont beaucoup trop de personnes en sont les victimes-.
(...)
Bien sûr ça veut pas dire grand chose tout ça mais moi je me comprends (..)
Love struck me down again
Enticed me in and pulled the pin
Blew my tender heart sky high
Now in my pain I'm asking why
As I'm crying
Should I give it my last try
Or say goodbye
Love is a killer
A homicidal fiend
Love is a killer
It'll be the death of me
I got a target on my back
For a cupid dressed in black
Love is a killer
It's killing me

